dimanche 28 novembre 2010

Et parfois on aimerait continuer à être heureux, à se lever chaque matin avec l'envie de vivre, l'envie de partager sa joie et de donner ce qu'on a reçu comme un tourbillon, comme une chaîne alimentaire version joyeuse, à regarder autour de soi à quel point la vie peut être belle, à être amoureux d'un être humain ou bien simplement de la vie. Certains photographieraient, d'autres parleraient ou bien écriraient, par exemple moi. A se dire qu'on est bien, que l'on a quelque part réussi à trouver un chemin duquel on ne glisse pas, que nous sommes dans un bateau qui ne chavirera pas. On a envie que ça continue, lorsqu'on sent que ça tangue, on s'empresse de recoller les fissures. On en devient quelqu'un d'autre. On voudrait réentrer dans la bulle rose du cliché du bonheur mais on lutte, on lutte. On commence à se noyer dans un lac gelé puis on ne trouve plus la sortie. Comme Harry Potter dans la première partie des Reliques de la Mort.
On perd espoir, puis finalement on en vient à nous même, se perdre.
Alors on photographie, on parle ou bien on écrit, comme moi. On s'effondre.
Je me suis effondrée.

Et puis je me suis redressée.
On se redresse, on prend conscience qu'on agit avec égoïsme. On pense beaucoup, parfois trop. Donc mal. Mais on a décidé de se redresser alors on "en" fait pas une priorité. (Je sais c'est implicite).
On se sent parfois triste mais jamais longtemps parce qu'on sait qu'il ne faut pas. On prend conscience que la vie c'est ça : des changements d'émotions, qui se succèdent. On trouve un équilibre.

Moi je le cherche mais je le sens au bout de mes doigts si je me concentre bien.


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