On étaient assis dans l'herbe près d'une cabane, en pierre, près de la rivière, juste derrière le boulevard que j'ai emprunté quatre années, je me souviens : d'abord le lotissement, le lycée, les tags, le jardin et finissant par le collège. Parfois j'allais plus loin.
Bref nous étions assis, nous discutions, j'avais plus de téléphone à moi et c'était frustrant. Ce n'est pas le sujet dont je voulais parler mais finalement si je n'écris plus ici c'est parce que je n'arrive plus à imaginer assez pour me protéger. Ce qui me plaît dans l'écriture, en tout cas dans la façon que j'ai d'apprécier la succession de mots c'est avant tout la liberté. Comment expliquer simplement ?
Je crois que chaque explication que je formule est toujours énormément compliquée, mais je peux essayer. Essayer d'expliquer, donc, qu'en ce moment j'écris finalement peu de choses inventées.
Donc un peu loin du but de ce blog.
Cependant, nous étions assis, il faisait assez chaud pour être en manches courtes et t-shirt léger, assez froid pour être en jean et chaussures fermées. Le temps idéal pour quelqu'un qui se sens mieux avec un jean qu'une jupe, pour les chaussures ça dépend d'autres critères un peu idiots.
Voilà j'y arrive plus, parce qu'inventer est difficile, écrire la réelle suite ne me plaît pas. J'essaye à nouveau.
Bon, on parlait d'anniversaire, ça m'a soudain rappelé un truc mais j'ai préféré l'écouter que parler et raconter. On élaborait des raisonnements sûrement un peu incohérents mais plutôt plaisants. Toujours l'herbe, l'eau et personne d'autre que nous. Pourtant je n'aime pas vraiment la nature (ça, c'est vrai), mais cette fois ci j'ai aimé. Vraiment. Je pense avoir vérifié d'une façon une phrase que l'on m'a souvent dite quand je suis partie vivre à Nancy (ça aussi), c'est à dire que le bonheur ne dépend pas du lieu.
Effectivement je me surprends souvent à apprécier ces moments là, où je suis un peu "perdue". Les guillemets c'est parce que derrière c'est la ville (cf "le boulevard", ligne 2).
Je réussis plutôt plus que je ne l'aurais pensé, à imaginer, à la façon de ce blog je veux dire.
Bon et puis il y avait les bruits qui permettait de se sentir ailleurs, plus loin il y a un torrent c'est pour ça.
Cet endroit est un peu une habitude, quand il n'y a pas de chiens aux alentours. (Flore, c'est pour toi). En fait je crois que j'aime beaucoup les paradoxes (comme là), ici entre le calme de l'endroit et l'agitation qu'on trouve plus haut. J'sais un peu pourquoi mais m'analyser par écrit, du jamais vraiment fait. Par oral, un peu, ça laisse moins de traces, pas de preuves, pas d'après coup.
Je me sentais plutôt heureuse mais sans avoir le temps d'y penser à force de beaucoup parler.
La suite plus tard.

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