samedi 30 octobre 2010

Je ne suis pas jalouse. Juste parfois entre l'admiration et l'envie.
L'admiration de lui et elle (elle et elle, lui et lui, ça marche aussi) qui s'aiment semblablement. Florane appelle ça les coefficients stoechiométriques parce qu'elle est scientifique. Moi j'appelle ça la simplicité.
L'envie quand je vois une photo avec une fille qui dégage quelque chose, dont les jambes ne se touchent pas. Cette obsession du poids est ridicule et j'en ai conscience mais c'est plus fort que moi. Chacun a ses faiblesses, voici une des miennes. J'ai des amies qui sont comme j'aime et c'est toujours la même chose, à côté d'elle je me déteste, je me hais, j'oublie Claire donc je m'oublie, je ne pense qu'à mon corps.
Cette obession du poids et ridicule et j'en ai conscience.

“J'en dis beaucoup mais c'est ce que je ressens”.
En fait cette phrase n'est pas de moi mais du premier amour, vrai amour de ma maman. Il lui avait écrit sur une lettre parce qu'elle vivait à l'époque où les textos n'existaient pas où facebook non plus. A la bonne époque finalement.
Un amour simple qui a déclenché mon admiration.
Et puis finalement ce bout de phrase résume ce blog simplement et véridiquement.

Quand j'en aurais le courage, je serais simple.

dimanche 24 octobre 2010

Elles sont arrivées et puis on a marché jusqu'à la place puis le musée. Ma maman m'a ensuite offert un carnet avec un tableau, Les Amoureux d'Emile Friant. Juste en me le donnant elle a aligner sans trop penser "tiens c'est pour le prochain". J'ai compris ce qu'elle voulait dire même si ce n'est pas évident, elle parlait de mon prochain copain car je venais de raconter (très) brèvement que mon histoire d'amour à distance, était finie.
Dans l'instant où elle m'a parlé de futur je n'ai rien ressenti.
C'est seulement à un autre moment que j'ai senti le truc qui alerte mon corps que je suis triste.
Enfin ça va, je vais pas couler. Je me l'interdit parce que le fond je l'ai déjà visité de trop nombreuses fois et connaître un endroit par coeur, n'a jamais été une chose que j'aime.

Ensuite nous sommes allées au cinéma voir Les Petits Mouchoirs, deux heures trente quatre après j'avais ressenti des choses sauf que comme bien souvent c'était à l'intérieur de moi. Les histoires d'amour m'ont fait pensé au carnet qui m'a rappelé mon amour à distance terminé, les amis m'ont rappelés des vacances dans le Gard.
Comme je n'ai rien dit ma maman a dit sans trop penser "quel coeur de pierre". J'ai compris ce qu'elle voulait dire parce que c'était évident, elle parlait de mon visage sans larmes.
Dans l'instant où elle me parlait de l'expression de sentiments j'ai instantanément senti que y avait un paquet de choses au fond de moi.

En arrivant à la maison j'ai mangé bizarrement et rapidement, et ce soir je me couche avec un sentiment tout aussi bizarre.
Pour finir, un jour j'espère être stable, un jour je serais stable, je serais stable, je serais stable, je serais stable, je serais stable, serais stable, serais stable, serais stable, stable, stable, stable.


Les Amoureux, Emile Friant

Je range mon ordinateur, et je viens de retrouver un petit texte (destiné à personne) que j'avais écris le mardi 13 avril 2010.

"Mon amour,
Je me suis rendue compte d’une chose, depuis que tu es là, avec moi, chaque week end, ma vie découvre de nouvelles saveurs. J’aime les épices dont elle s’empare peu à peu. J’aime le bruit du silence qui veut dire qu’on est là, qu’on se comprend sans même se parler. Tu sais, je vois des signes partout, bien évidemment souvent ces derniers son tournés à mon avantage, à notre avantage, et le signe qui ressort de ce silence agréable il me dit qu’on est bien ensemble et qu’on ne joue pas un rôle.
(...)
Je t’écris car les mots ont le magnifique pouvoir de pouvoir être lu infiniment, et me persécutent plus que des paroles. J’espère qu’il en est de même pour toi.
J’ai l’impression qu’un rien est grand et devient un souvenir indescriptible. De plus en plus de saveurs épicées, douces, légers surviennent brusquement dans un corps qui est le mien. Tu es quelqu’un. C’est un beau compliment parce qu’être quelqu’un ça veut dire procurer des choses, avoir des ressentis propre à soi même. Tu as tout ça.
Je ne sais pas, je crois pouvoir terminer en disant que

Je T’aime.

Claire."


A cette époque je n'avais personne à appeler mon amour ni avec qui passer un week end. Mais les deux mois précédents, j'étais avec quelqu'un. Et il correspondait parfaitement à ce texte.
C'est étrange.



jeudi 21 octobre 2010

Imaginons que j'ai écris un truc immense,
j'aimerai que ce texte soit fictif, parce que les émotions qui me traversent là exactement maintenant sont trop à moi pour les écrire telles quelles. Ce soir j'avais envie de les partager, pas sur blogspot mais dans un cercle un peu plus restreint, beaucoup plus. Avec mon téléphone fix par exemple. Pour dire à quelqu'un ce que j'avais quelque part.

Certains jours je suis prête à tout balancer, dire ce que j'ai là, au fond de mon ventre. D'autres, je ne dis rien. Et parfois je préfère dire juste la cause de mon sourire qui apparaîtra un peu moins que d'ordinaire.
Aujourd'hui c'était plutôt cette dernière option. Sauf au téléphone, le soir.

Sinon, tout à l'heure j'ai fais du sport, enfin quelques abdos, pour ne pas mentir.

lundi 18 octobre 2010

Il y a une chose qui m'a toujours énervé c'est de parler avec quelqu'un qui fait des phrases sur un sujet sans jamais vraiment dire de quoi il parle.
Un peu comme si j'écrivais,
Je l'étais énormément, puis c'est passé je veux dire ça a diminué. Et puis, il y a presque deux mois j'ai du ne plus l'être parce qu'une page était contrainte de se tourner. J'avais changé. C'était bon signe, et ça ne présageait qu'une continuation heureuse. Entre avant et aujourd'hui j'ai été traversée par plusieurs questions, plusieurs problèmes jusqu'au moment où j'ai compris que je l'étais à nouveau et que le seul remède c'était le temps. Alors j'attends.
Je sais que ça mènera à quelque chose, qu'un jour je serais qui je suis.
(Sophie Marceau à dit, dans l'âge de raison : deviens qui tu es).

Finalement mon papa passe son temps à me dire que je ne sais m'exprimer que de manière longue et implicite. Que parfois je devrais emprunter un chemin plus court et simple. Mais, suggérer une idée sans la dire entièrement n'est pas le domaine que je maîtrise le mieux, je ne crois pas. En voici un exemple.

Elle m'a dit ose.
Alors j'ose simplement
dire je t'aime et puis peut être également merci.


(à l'instant où j'avais pris cette photo, dans ma tête c'était pareil : flou).

vendredi 15 octobre 2010

Tout à l'heure je coupe mes cheveux, pour voir ce que ça fait de plus pouvoir faire des chignons énormes avec les cheveux tout emmêlés. J'espère que ça sera joli, je mettrais une photo.

C'est fait, je ne sais pas si j'aime ou non. Je verrais demain.

mardi 12 octobre 2010

Je sais plus quand c'était, samedi après midi je crois, j'attendais le bus pour aller un peu plus loin que chez moi, sans trop marcher. J'étais là, dans mes pensées, un peu comme toujours. Et là est arrivée une dame, soixante ans je dirais, elle mettait du rouge à lèvres, ses cheveux derrières ses oreilles et du spay à la menthe dans sa bouche. Elle m'a regardé sûrement parce que je la regardait. Elle a sourit. Puis elle est montée dans le bus, avec moi. Je sais pas pourquoi elle a fait cette enchainement de choses. Bien évidement j'ai d'abord pensé à un rendez vous avec un homme, puis après je me suis souvenu qu'on pouvait faire des choses pour se plaire à soi-même, simplement.


photo : Florane

dimanche 10 octobre 2010

Katherine Pancol a écrit, qu'un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat.
Et c'est exact.

J'écrirais plus tard, ce dimanche, quelque chose qui viendra de moi.


vendredi 8 octobre 2010

C'était avant hier, je rentrais du théâtre, j'avais juste envie de me retrouver face à rien, face à moi. Je marchais en direction de mon appartement, au 3ème étage, orienté vers la cour et aux 48 marches qui le sépare de la rue piétonne. J'étais là, je marchais en rêvant d'être assise dehors, dans l'herbe avec le vent pour me faire sentir que j'avais froid, avec l'herbe pour toucher mon jean humide, avec une clope pour fumer sans interdit, avec mon imagination en action. C'est vrai, que j'adore me retrouver au milieu d'un parc rempli de gens mais être seule.
Je peux alors abandonner toutes les choses que je me forcent à faire au quotidient et me trouver dans un monde dont moi seule connait les limites.
J'ai pris des photos de cet instant, des photos foncées grâce au mode P de mon appareil, parce que je sais pas. Je crois qu'un ciel bleu clair j'aime pas. Ca me fait penser à quelque chose de plat, de jolie mais qui ne dégage rien. En revanche bleu mais presque gris, ça fait penser à une chose qu'on arrive pas a cerner. Je pourrais écrire sans fin sur le ciel, sur les questions qui me traversent l'esprit. Penser à ces choses qui m'appartiennent entièrement.
Quand je marchais, en direction de chez moi, que je rêvais de truc sucrés, avec du chocolat, avec des calories et avec la honte d'avoir manger juste après avoir avalé la dernière miette. Ca va loin et je le sais.
Finalement j'ai rien amené à part des crayons, un carnet, de la musique, mon appareil photo.
Pas une pièce qui aurait automatiquement propulsé mes jambes vers un beignet fourré au nutella. Ce qui me sauve c'est que je déteste dépenser de l'argent pour les choses qui sont limites interdites. Les beignets là, j'ai décidé que je n'y avait pas droit, pour le bien de mon corps.
Si j'avais eu de l'argent j'aurais peut être acheté un truc du style, je sais pas, je peux pas dire j'avais pas d'argent (et pas faim non plus, mais ça c'est jamais un problème).
Il y avait Louis, qui m'envoyait des messages, pour me dire rien d'important mais juste comme un ami en devenir. Les deux mots précédents c'est parce qu'on se connait depuis quelques jours seulement.
J'ai donc menti car je n'étais pas entièrement seule. Enfin presque.
Ensuite je suis rentrée préparer mes affaires pour aller dans une autre maison où je suis toujours accueillie comme si j'étais chez moi, fais comme chez toi Claire : ce genre d'enchainement de mots ça met toujours à l'aise. Savoir que quelqu'un, quelque chose m'attend quelque part c'est comme savoir que j'ai un nez au milieu de visage, c'est important.
A cet instant c'est jeudi il est 20h30, je vais dehors, je finirais d'écrire plus tard.

Je continue, il est 17h, vendredi. Une fois arrivée dans le parc j'étais enfin dans un rêve réel, et je crois que j'étais heureuse. Je suis jamais sûre de l'être. Aujourd'hui je pense l'être. Depuis qu'il est parti de ma tête, ça va mieux. Depuis qu'il est rentré ça va beaucoup mieux. Bien entendu les deux "il" ne sont pas la même personne.
Je sais pas trop comment décrire mon état actuel mais je peux décrire celui de mercredi, quand j'étais sur l'herbe mouillée. J'avais décidé de ne rien écouter à part le bruit du parc. Je ne me concentre jamais vraiment sur le son de ce qui m'entoure alors cette fois je l'ai fait, pour changer.
Un truc comme un "brouhaha" est entré dans mes oreilles, c'était bien. Ca plus mon portable qui vibrait.
Il est maintenant 17h06 et j'ai envie de dormir parce que mes semaines sont complétement remplie de trucs fatiguant. Enfin, ça m'occupe. Tant mieux.
En ce moment j'écris plus ici que sur mon Moleskine, parce que le cahier là c'est celui des jours tristes et depuis un mois, même plus j'ai pas été assez triste pour l'écrire. C'est dommage et en même temps génial.
Tant mieux, deuxième et dernière fois.









dimanche 3 octobre 2010

vendredi 1 octobre 2010

Je n'écris plus parce que je sais plus quoi écrire. Ça ne m'étais jamais arrivé de ne pas savoir quels mots mettre sur ma journée, mes émotions, sur moi en fait.
Je me suis posée la question, parler de soit veut il dire s'aimer ?
Je ne crois pas car je ne m'aime pas mais de qui d'autre parler ? J'ai déjà des difficultés à me faire une idée de moi alors je ne crois pas être capable de cerner tout ceux qui échangent des mots avec moi, où au delà, des phrases.
En ce moment ma vie est comme un yahourt nature, elle se mange sans faim. Ce ne veut pas dire que je suis mal, lorsqu'on mange on a pas d'émotions particulières.
Quoi que, après manger je regrette souvent de ne pas avoir réussi à m'arrêter mais la plupart des gens mange sans émotions et à leur faim, selon leurs besoins.
Avec des mots plus simple je voudrais dire que ça ne va ni bien, ni mal. Chaque moment de la journée est une nouvelle émotion, je ne découvre rien. Mais j'accepte que parfois, le retour en arrière est possible. Ce qui veut dire que depuis quelque temps j'étais toujours heureuse, je le suis un peu moins, pour différentes raisons. Je retourne en arrière, parfois. C'est à nouveau un moment où les larmes ont envie de sortir mais ne trouvent pas la sortie. Mes yeux se bloquent, tout reste dans la gorge.
Je n'ai pas eu le temps d'avoir envie de pleurer aujourd'hui, parce que j'ai eu seulement trois heures de cours, j'ai loupé un devoir de maths et eu neuf en français mais y a pire. J'ai vu des amies d'avant, Charlotte, j'ai appris que l'époque de mon chemin de fer dentaire prendrait fin le quinze novembre à neuf heures et ce soir j'ai compris les maths que j'ai loupé ce matin.
J'apprends à savoir relativiser, c'est vrai que ça peut changer la vie. Ma vie change, mais tout ne peut pas s'harmoniser en une fois et puis sans période de doutes ça deviendrait monotone.

Finalement, j'ai écris.