mardi 28 décembre 2010

C'était le vingt cinq décembre, après quatre heures de voiture nous sommes arrivés dans son petit village, elle était là, venait de se réveiller. C'était Noël et bizarrement nous étions trois.
Elle ne mangeait pas. Le plateau de fruits de mer était prévu pour six mais nous devions le finir à deux. Pour lui faire plaisir.
C'était Noël est bizarrement ce que je ressentais était contraire à la joie.
On a ouvert quelques cadeaux. Je souriais parce qu'il le fallait.
Rien comparé à la veille où tout le monde étaient heureux, où le pain surprise n'avait pas vraiment eu le temps d'exister.
C'est l'enjeu de Noël, de deux familles.


jeudi 23 décembre 2010

Une chose assez dingue est d'aimer à ce point.
Pas forcément une personne, une ville c'est possible.
Des tas de choses sont nées là-bas. Mon premier amoureux, mes premières larmes d'amour, ma première rencontre hétéroclite, mon premier métier dans un studio de photo dans une village au nom à chercher sur google, Oberhausbergen, une connaissance, une amie, mon premier copain à distance, une fille qui connait la partie invisible de l'iceberg, mes premières converses all star.
Cette ville me fascine, elle s'appelle Strasbourg et plus tard c'est chez elle que j'aimerai vivre.


dimanche 12 décembre 2010

Parfois j'ouvre mon armoire, le tiroir, regarde le bac de gauche et je pense. C'est pas symbolique, juste un truc, qui me donne l'envie de remonter le temps.
Et puis ça passe parce que ce sont des choses que j'ai envie de garder pour moi.
Arthur m'avait dit qu'il me connaissait en surface mais pas en profondeur. C'était vrai puisque souvent je raconte à la manière d'une crème brulée. Toujours le brulée, rarement la crème.
Dans le cas des souvenirs du tiroir c'est une crème que j'ai envie de pouvoir à nouveau manger.

Sur la photo, Rose, mon petit animal d'amour, d'amour.


samedi 11 décembre 2010

vendredi 10 décembre 2010

La pièce s'apellait "El viento en un violin". C'était en espagnol et juste en haut, sur le petit écran il y avait des sous titres. Au début j'avais du mal avec cette langue qui n'était pas la mienne. Mal à la tête de faire naviguer mon regard entre les comédiens et les sous titres. Puis au bout de quelques temps, je me suis habituée.
Sois parce que je comprenais l'espagnol, ou bien parce que mon regard était entrainé. Je pourrais pas dire j'ai trop aimé pour m'en souvenir.
Une scène remplie de vie, souvent les comédiens étaient tous réunis et puis il y avait une quantité considérable de meubles. L'histoire c'est deux femmes qui s'aiment et veulent un enfant.
L'une tombe enceinte illégalement, en étant hors la loi. Parce qu'elle viole un homme.
Le langage est particulier puisque les phrases essentielles, il y en a beaucoup, sont terminées par "punto", en français "point".

Je fais la même chose.


dimanche 5 décembre 2010

Certaines fois, j'écris autre chose que ma vie, par exemple l'article dessous.
On m'a demandé plusieurs fois qui était la personne dont je parlais, je répondais que cette histoire n'était pas la mienne, que plusieurs morceaux viennent de mon imagination.
Bien sur rien est au hasard, tout cela est inspiré de choses réelles. Mais c'est avant tout fictif, si je peux définir mes mots de cette façon.
Certaines émotions sont plus faciles à décrire quand elles ne m'appartiennent pas directement.
Seulement je n'ai jamais aimé les textes à la troisième personne.
Alors j'emploie "je" sans forcément parler de moi.

J'ai déjà écrit de cette manière ici, seulement on m'en avait jamais parlé, sûrement parce que cette fois ci il y avait la naissance de l'amour ?

Sinon ce soir je mange une pizza accompagnée d'une fumée de nostalgie que j'ai malencontreusement respiré.


vendredi 3 décembre 2010

On marchait, on parlait, on se regardait. A un moment j'ai glissé dans la neige qui s'était gelée, on a rigolé. Sans perdre de vue le but de cette marche sous l'air glacial.
C'était bien, je savais que quelques minutes plus tard je serais réchauffée, par le chauffage de mon salon, par le plaid gris souris du canapé.
On a recommencé à parler des autres, parce qu'on arrivaient pas à parler de nous. Je ne sais pas pourquoi, car notre discussion était toujours très riche, pleine de mots dont parfois j'ignorais le sens. J'avais honte alors je lui souriais, quand je ne comprenais pas réellement la phrase.
Enfin, on avaient ce blocage du nous. Il parlait pas de lui, et même chose pour moi.
A part pour les contrôles et nos hypothèses de réussite. Un contrôle c'est personnel, c'est vrai, ça nous appartient. Mais bien moins que le reste. Puis on a commencé à parler des livres imposés, ceux que je lis le dimanche, ou bien le soir. Pour le français.
Il était passionné et les avaient lu avec assiduité. Il avait adoré le Discours sur le Bonheur de Madame du Châtelet, moi aussi.
On a aborder les thèses, les contre exemples, les procédés de persuasion, tout ça dans le but du bac blanc de lundi.
Au bout de trop de phrases on a plus su quoi se dire. Et plus non plus quoi faire.
Je lui ai alors parlé de mon téléphone, ça a lancé un autre sujet. Des sujets lancés par lui, par moi. Sans rapports. Jusqu'au moment ou on a réussit à tout lier. En alliant du silence, parfois. Pour avoir le temps de se regarder. Il m'avait dit, je veux te connaitre parfaitement. J'avais cru qu'il allait "construire" cette connaissance grâce à mes mots, puis j'ai compris un peu plus tard qu'il parlait de "mon visage, mes épaules, surtout un peu en dessous, et mes jambes". Il a dit ça de cette façon.
Il disait ce qu'il pensait, toujours, et ça m'a fait du bien. Parfois je me surprenais à appréhender le moment où il partirait. Étant donné que je le verrais dès le lendemain, c'était surprenant.
Enfin c'est pas très important.
Maintenant, on sait se parler, trouver des sujets qui assemblent nos centres d'intérêts. Quand il est parti, il m'a dit, la prochaine fois c'est toi qui vient.