mardi 30 novembre 2010

Hier était une soirée bizarre, où se sont succédés maths et discussion instantanée facebook. Je me suis endormie pas tranquille, finalement j'ai pas eu envie de comprendre, j'ai fermé les yeux en pensant à mes formules mathématiques.
Ce matin je sortais de la salle, il était là et m'attendais pour descendre. Ca m'a surpris positivement. On discutait des maths et d'autres choses, on rigolait. Et j'oubliais. J'oubliais la veille, j'oubliais facebook et d'ailleurs tout ces moyens de casser la distance. J'avais froid, j'avais faim mais peut importe j'étais avec des gens que je peux toucher car ils sont assez proches. Et j'ai compris. Ce que j'aurais du comprendre depuis longtemps.


dimanche 28 novembre 2010

Et parfois on aimerait continuer à être heureux, à se lever chaque matin avec l'envie de vivre, l'envie de partager sa joie et de donner ce qu'on a reçu comme un tourbillon, comme une chaîne alimentaire version joyeuse, à regarder autour de soi à quel point la vie peut être belle, à être amoureux d'un être humain ou bien simplement de la vie. Certains photographieraient, d'autres parleraient ou bien écriraient, par exemple moi. A se dire qu'on est bien, que l'on a quelque part réussi à trouver un chemin duquel on ne glisse pas, que nous sommes dans un bateau qui ne chavirera pas. On a envie que ça continue, lorsqu'on sent que ça tangue, on s'empresse de recoller les fissures. On en devient quelqu'un d'autre. On voudrait réentrer dans la bulle rose du cliché du bonheur mais on lutte, on lutte. On commence à se noyer dans un lac gelé puis on ne trouve plus la sortie. Comme Harry Potter dans la première partie des Reliques de la Mort.
On perd espoir, puis finalement on en vient à nous même, se perdre.
Alors on photographie, on parle ou bien on écrit, comme moi. On s'effondre.
Je me suis effondrée.

Et puis je me suis redressée.
On se redresse, on prend conscience qu'on agit avec égoïsme. On pense beaucoup, parfois trop. Donc mal. Mais on a décidé de se redresser alors on "en" fait pas une priorité. (Je sais c'est implicite).
On se sent parfois triste mais jamais longtemps parce qu'on sait qu'il ne faut pas. On prend conscience que la vie c'est ça : des changements d'émotions, qui se succèdent. On trouve un équilibre.

Moi je le cherche mais je le sens au bout de mes doigts si je me concentre bien.


mercredi 24 novembre 2010

Tout était implicite et laissait sous entendre que c'était la fin.
Elle l'aimait sans grande conviction. Ou du moins, c'est ce qu'elle disait. L'un comme l'autre faisait semblant.
D'être heureux. Ils se voyaient au lycée et simulait leur bonheur, ils fumaient la même marque de cigarettes c'est donc naturellement qu'ils partageaient le paquet de Malboro rouge. Elle préférait les light mais qu'importe ? C'était comme ça, ils s'obligeaient à être identiques. Peut être pensaient-ils réussir à mieux s'aimer ?
Ils s'écrivaient et se disaient des mots d'amour, parfois ça allait loin. Elle préfèrait la tendresse, mais qu'importe ? Il ne voyait que par l'action des corps, elle disait d'accord.
Sans jeux de mots.
C'était la fille la plus vulnérable qui soit et pourtant elle paraissait lucide, hors du temps, hors des lieux. Avec lui elle n'était plus elle même.
Mais qu'importe ? Elle donnait, à sa façon, l'image d'être quelqu'un.
Je n'ai jamais pu savoir ce qu'il pensait d'elle, pour lui aucun moment n'était propice à parler d'elle.
Finalement ils étaient tout aussi perdus. C'est sûrement pour cette raison qu'ils avaient décidé de rester deux, même si, dans leur coeur, c'était fini. Leur histoire ne comportait plus d'amour.
Ce qu'elle aimait c'était l'image construite de toutes pièces qu'il donnait au reste du monde. Quant à lui, il aimait d'elle sa naïveté qu'il avait eu la chance de pouvoir modeler telle de la terre glaise.
Ils étaient deux, mais finalement tellement malheureux.


vendredi 19 novembre 2010

Il était 14h et je n'avais vraiment pas envie d'y aller, finalement j'ai marché sans m'arrêter parce que j'étais déjà en retard. Elle m'attendait, elle attendait que je lui parle, de moi. Assise en face d'un pot à crayon, d'une espèce de boîte avec plusieurs choses assez hétéroclites genre des boucles d'oreilles, des post it, tout ces trucs dont je n'me suis encore jamais servie. Elle a changé la disposition des meubles, je regarde juste cet immeuble au lieu de regarder celui là. Alors quand elle m'a demandé si j'aimais ce nouvel espace j'ai dit oui mais finalement ça ne changeait rien, j'étais là pour les mêmes raisons et je n'allais toujours pas la regarder dans les yeux.
J'allais lui expliquer ce qu'elle me demandait avec plus ou moins de difficulté, d'émotions. J'étais là pour extraire un iceberg.



(...)

jeudi 18 novembre 2010

Parfois je rentre chez moi à l'heure où l'école maternelle libère les enfants de 2 à 5 ans, généralement, il y a les parents qui attendent et discutent entre eux, souvent je passe et j'entends des bribes de phrases. Aujourd'hui une mère demandait à une autre si il y avait des russes dans la classe de sa fille. Parce qu'un mur de la classe était tapissé de feuilles blanches avec écrit en écriture de grande section "Russie".
Cette question n'était pas idiote mais m'a fait sourire, pendant un long moment.


dimanche 14 novembre 2010

Le dimanche, souvent, je lis un livre qui me plaît, la plus part du temps différent de celui imposé par le français.
Aujourd'hui, c'était différent, le Discours sur le Bonheur de Madame du Châtelet me plaisait, alors j'ai pu le finir et ensuite surligner "finir lecture" à la page du lundi. Ce livre dit tout, simplement tout. A un moment, une chose m'a laissé perplexe.
"J'aimais pour deux, je passais ma vie entière avec lui, et mon coeur, exempt de soupçon, jouissait du plaisir d'aimer et de l'illusion de se croire aimé. Il est vrai que j'ai perdu cet état si heureux, et que ça n'a pas été sans qu'il m'ait coûté bien des larmes."
Son Discours commence en disant que le bonheur est une illusion. Je n'ai pas envie de le croire car parfois, je ne pourrais pas décrire, c'est une sensation, je sens justement ce bonheur me dévorer. Ca, c'est bien réel.
Longtemps j'ai eu l'impression qu'un moment on entre dans le bonheur comme on entre dans un appartement.
Puis, au fil du temps, des sentiments, j'ai compris que le bonheur c'est savoir saisir ces choses qui se trouvent là, pas très loin.


Elsa, 2 novembre 2010.

mercredi 10 novembre 2010

Ce qui est important dans les trois photos là, c'est juste la dernière, ma maman m'a dit qu'elle était fière de moi.
Dans la petite feuille bristol qu'elle m'a envoyé hier, il y avait tellement d'amour.
C'était une des premières fois.



lundi 8 novembre 2010

« Je ne sais pas comment commencer.

Toi et moi ça n'a pas duré très longtemps, je n'ai pas envie de compter en jours je préfère compter en émotions, en expérience où en changement.
Tu m'as clairement donné la force de devenir, je ne sais pas quoi ni qui, tu m'as fait devenir. C'est tout. C'était particulier, on a débuté tout ça bizarrement. Mais peut importe, je crois que ça n'est pas l'important. Ce qui l'est c'est la suite.

Les weeks-ends, pas nombreux mais assez chargés pour que je m'en souvienne parfaitement. C'est dingue je me rappelle de tout.
Est-ce toi qui m'a donné cette force ? Rien que toi ? Je ne sais pas, mais tu es le trampoline de tout ça. Figures toi que c'est pour ça que l'histoire, la notre, qui a prit fin par dépit et non par envie, ne me rend pas affreusement triste.
Je n'ai jamais ressentie longtemps la tristesse. Tu sais, cette chose insurmontable, le chagrin d'amour par exellence en fait.
Non, tu m'as fait trop évoluer pour en être triste. J'ai dû pleurer, en même temps que l'arrivée d'un message "Claire tu sais quoi ? Tu me fais pleurer." Rien que pour être deux.
Tu es tellement. Tellement que je ne peux pas en être triste. Les gens magiques ont l'incroyable pouvoir de ne pas me rendre triste longtemps, parce qu'ils sont là, seront là, dans mon coeur. Dans ma tête accompagné d'une pensée qui me fera forcément sourire. Swann et Florane tu les connais. J'en suis sûre. Eh bien, on se quitte toujours sans savoir quand sera la prochaine fois que nous serons trois. Pourtant la tristesse ne dure jamais une éternité. Car elles sont comme toi, magiques.
En revanche, je t'ai déjà parlé de lui, celui qui m'a rendu si mal que j'ai cru ne jamais pouvoir m'en tirer saine et sauve.
Sans exagération.
Un tunnel noir, sans fin : voilà ce que je garde de lui.
De toi je conserve tout autre chose, un souvenir qui me passe à travers tout le corps. Suffit que je sois assez seule pour m'abandonner dans mes pensées. Tu m'as fait connaître la vie, être avec toi, contre toi, près de toi, sur toi, sous toi, à côté. Je disais rien mais qu'est ce que j'étais bien.
Tu me manques c'est clair, et j'ai besoin de toi, physiquement parlant. Tes mots ne me suffisent pas. Mais je m'en satisfait, je ne sais pas si c'est une bonne idée de continuer à se dire des choses, chaque jour.
Tant pis, je suis pas triste, j'en ai envie et toi aussi.
Alors j'écoute mon coeur, à défaut de ne pas avoir confiance en moi j'ai confiance en lui.
D'ailleurs il m'a dit qu'un jour je t'écrirais sur du papier qui ira jusqu'à chez toi. J'ai l'adresse de ta maison rose, dans un carnet.

PS : Il bat fort quand je pense à toi, en rêvant, et se calme quand je prend conscience que Strasbourg c'est loin. Trop loin pour qu'il y ai Nous. »

vendredi 5 novembre 2010

jeudi 4 novembre 2010

« Ca va ? »
« Franchement, oui. »

Je me suis fait une réflexion étrange aujourd'hui, j'ai senti que ça allait, j'étais ni triste, ni heureuse. Juste bien.
Pourtant j'avais peur de la rentrée, j'avais peur de l'évaluation d'accro-sport, non pas parce que je ne sais pas réaliser un duo miroir, juste parce que c'est toujours moi qui est en haut de la pyramide. Toujours moi qui fait l'avion, l'équilibre.
Ils disent « Claire, toi tu montes sur le dos de Clément et puis sur les épaules de Marie ». Un peu comme une évidence, sauf pour moi. Je me sens lourde et je déteste être en haut de 3 personnes. Mais ça je le dis pas. Sauf là, c'est la première fois.
J'avais peur des deux devoirs de sciences po et d'éco. J'avais peur de penser à lui.
Finalement j'ai fait l'évaluation de sport, il nous a filmer, j'étais sur la quatrième vidéo. Je me suis vu, j'ai essayé de ne pas me regarder. Je ne veux pas écrire la suite parce que elle est évidente.
J'ai fait les devoirs et j'espère avoir un note à deux chiffres.



mardi 2 novembre 2010

« Mon nom est Alex Lippi et aujourd'hui c'est mon coeur que j'ai brisé. »

Je ne suis pas un homme, c'est certain.
Quant à mon coeur il n'est pas brisé, juste un peu touché.
Je suis seulement dans la période où il y a un peu de spleen en moi, le même que Baudelaire (ou peut être pas). Elsa est partie, moi je suis restée. Dans ma chambre, en plus de moi, il n'y a plus qu'une robe pull bleu et des chaussettes hautes entre le marron et le gris. Un sac que ma maman m'a acheté juste avant de (re)partir à 653 km.
D'autres choses pas importantes.
Dans ma tête il y a toutes ces personnes là. Il y a aussi mon travail en suspent. Bon et puis il y a l'autre truc qui m'obsède, parfois.
Bref.